Automattic tente une troisième fois de faire annuler les accusations antitrust de WP Engine

Nouvel épisode dans la bataille juridique qui oppose Automattic-Matt Mullenweg à l’hébergeur WP Engine. D’après le média spécialisé The Repository, Automattic a demandé une troisième fois au tribunal fédéral de rejeter les accusations antitrust et d’extorsion déposées par WP Engine.

L’article de The Repository →

L’argumentaire d’Automattic

L’entreprise affirme que WordPress, logiciel open source, ne peut faire l’objet d’un monopole et que ses discussions de licence de marque ne constituent pas une extorsion. Le tribunal a suspendu la procédure en raison de l’arrêt des activités gouvernementales aux États-Unis.

Le calendrier glisse

En parallèle, WP Engine s’oppose au maintien sous scellés de certains passages de sa plainte et, avec Automattic, demande de repousser la phase de collecte des preuves à mars 2026, avant un procès prévu en février 2027.

La juge serre les boulons

Ce nouvel épisode fait suite à un serrage de bretelles en règle de la part de la juge fédérale Donna Ryu. Quelques jours auparavant, elle avait mis fin à l’escalade procédurale entre WP Engine et Automattic, qu’elle a accusé de multiplier les requêtes « à moitié préparées ». Elle impose désormais que toute nouvelle demande liée à la collecte de preuves soit préalablement autorisée par le tribunal.

Notre lecture

Le rappel à l’ordre de la juge envers les deux parties est très parlant. On a clairement deux camps qui mènent une guerre de procédure plutôt qu’un véritable débat juridique. À ce rythme, le procès 2027 risque d’être repoussé. En attendant, la fragmentation de l’écosystème continue.