En conflit avec Automattic et Matt Mullenweg depuis septembre 2024, WP Engine affirme dans une troisième plainte amendée qu’Automattic aurait envisagé de « voler chaque site WordPress » hébergé par des concurrents refusant des accords de licence sur la marque WordPress.
Une classification « amis vs charlatans »
Des passages internes récemment dévoilés évoquent une stratégie visant à imposer des partenariats coûteux, sous peine de représailles commerciales. Selon la plainte, Automattic classait les hébergeurs en « amis », « amis potentiels » et « charlatans », ces derniers étant considérés comme des cibles légitimes.
« La carotte ou le bâton »
Des échanges mentionneraient des menaces du type : accepter « la carotte » ou subir « le bâton ». WP Engine accuse aussi Automattic d’avoir cherché à obtenir des parts dans des sociétés concurrentes et d’avoir fait pression sur Stripe pour couper ses liens avec elle.
Le calendrier
Automattic conteste ces accusations et prévoit de demander le rejet de la plainte. La prochaine audience au tribunal est prévue en juin 2026.
Notre lecture
Niveau d’agressivité inédit dans un conflit b2b open source. Que ces allégations soient retenues ou pas, elles dévoilent la mécanique commerciale interne d’Automattic. À suivre, parce que les conséquences peuvent être lourdes pour l’écosystème.
