Lors de la clôture du WordCamp US 2026 (16-19 août), Matt Mullenweg, le PDG d’Automattic, a appelé WordPress à renouer avec la simplicité, estimant que la technologie ne doit pas être uniquement synonyme de complexité croissante.
WordPress Piplets, une vieille idée qui revient
Pour illustrer son propos, Matt Mullenweg a présenté l’expérimentation « WordPress Piplets », dont l’idée remonte en réalité à 2007. Il s’agit d’un unique fichier PHP autonome, sans base de données ni dépendances tierces, capable de stocker lui-même ses propres données.
L’objectif affiché : montrer qu’il est possible de construire quelque chose d’utile avec WordPress sans empiler les couches techniques, à l’opposé de la tendance actuelle où un simple site vitrine peut mobiliser une dizaine d’extensions.
Moins d’extensions, mais plus fiables
Cette recherche de simplicité pourrait aussi s’étendre à l’ensemble de l’écosystème. Matt Mullenweg plaide pour moins d’extensions, mais plus fiables, et souhaite récompenser les contributions réellement effectuées plutôt que les heures seulement promises, au niveau du programme « Five for the Future ».
Pour rappel, ce programme de contribution communautaire encourage les entreprises qui vivent de WordPress à consacrer 5 % de leurs ressources au projet, sous forme de temps de travail de leurs salariés dédié au cœur du logiciel, aux forums d’entraide ou à la documentation.
Notre avis
Le discours sur la simplicité revient régulièrement chez Matt Mullenweg, et il est difficile de lui donner tort sur le constat : entre l’empilement d’extensions, les constructeurs de page qui se marchent dessus et les mises à jour qui se percutent (voir l’incident WP Rocket sur WordPress 7.1, qui tombe plutôt mal pour illustrer le propos), la complexité technique d’un site WordPress moderne a de quoi décourager un débutant.
Reste que les « Piplets » ressemblent surtout, pour l’instant, à une démonstration de faisabilité plutôt qu’à un axe de développement concret pour le Core. On retient surtout le changement de discours sur « Five for the Future » : récompenser la contribution réelle plutôt que l’engagement affiché serait un signal sain pour un écosystème où certaines entreprises communiquent plus qu’elles ne contribuent.
