Matt Mullenweg bloque le type de contenu wp_knowledge dans WordPress 7.1

Un nouveau type de contenu baptisé wp_knowledge devait faire son entrée dans WordPress 7.1. Il n’y sera pas. Matt Mullenweg a bloqué son intégration, par la voix d’Anne McCarthy, directrice de l’architecture de l’open source chez Automattic et responsable de la sortie de WordPress 7.1.

À quoi devait servir ce type de contenu

L’idée était de stocker directement dans WordPress les consignes éditoriales d’un site : notes, mémoires, règles de style, préférences de ton.

L’objectif ? Offrir une base commune aux rédacteurs, aux extensions et aux outils d’IA, plutôt que de voir chaque extension inventer son propre format dans son coin. La fragmentation est un problème réel : sans standard côté cœur, dix extensions d’IA stockent la même information de dix manières différentes.

La proposition prévoyait une garantie importante : les données seraient restées privées par défaut.

Le critère imposé : une croissance à deux chiffres

Le motif du refus est explicite. Pour le PDG d’Automattic, les nouvelles fonctionnalités liées à l’IA doivent démontrer une croissance hebdomadaire à deux chiffres avant d’être intégrées au cœur du CMS. Ce n’était pas le cas ici.

Autrement dit : prouvez l’usage dans une extension avant de demander une place dans le cœur.

Notre avis

Sur le fond, le critère n’est pas absurde. WordPress a une longue histoire de fonctionnalités intégrées au cœur puis jamais utilisées, qu’il faut ensuite maintenir pendant des années par rétrocompatibilité. Exiger une preuve d’usage avant intégration évite d’alourdir le CMS avec des paris hasardeux sur un domaine qui bouge aussi vite que l’IA.

Sur la forme, en revanche, ça interroge. Une proposition de fusion suit un processus public : discussion, tests, arbitrage collectif des contributeurs. La voir stoppée par une décision individuelle en fin de parcours renvoie une image peu engageante pour ceux qui investissent du temps bénévole dans ces travaux. Et le critère de « croissance hebdomadaire à deux chiffres » reste flou : croissance de quoi, mesurée comment, sur quelle base ?

Une chose est sûre : le sujet des consignes éditoriales partagées ne disparaîtra pas. Si le cœur ne le traite pas, les extensions s’en chargeront, chacune à sa façon. C’est exactement la fragmentation que la proposition voulait éviter.

La proposition de fusion et sa discussion sur Make Core →