Le feuilleton Automattic vs WP Engine prend une tournure plus contraignante pour Matt Mullenweg. Une juge fédérale américaine a exigé du PDG d’Automattic une déclaration sous serment pour justifier l’absence de messages issus de WhatsApp, Signal et Telegram dans le litige judiciaire qui oppose les deux sociétés.
Le cœur du différend
WP Engine accuse Matt Mullenweg d’avoir détruit des preuves, soulignant la production très limitée de messages malgré son usage déclaré de WhatsApp, Signal et Telegram. La justice juge ces soupçons « préoccupants » et réclame des explications détaillées sur :
- La gestion de ces données
- La conservation des messages
- La suppression éventuelle, y compris pour les messages éphémères et les contenus effacés
La position d’Automattic : réfuter toute faute. La société affirme avoir fourni des milliers de communications et n’avoir trouvé aucun message pertinent sur certaines applications.
Petite victoire pour Automattic en parallèle
Dans la même période, un autre juge fédéral a rejeté la demande du développeur Michael Willman visant à faire condamner Automattic et Matt Mullenweg pour outrage au tribunal. La justice a estimé que les preuves et la procédure étaient insuffisantes.
Donc, sur ce volet spécifique, pas de condamnation d’Automattic. Mais l’enquête principale continue d’avancer.
Notre lecture
Le procès entre Automattic et WP Engine continue de produire son lot de rebondissements judiciaires. La question des messages disparus est centrale (si WP Engine peut prouver une destruction de preuves, ça pourrait peser lourd lors du jugement final. Pour l’instant, c’est encore une chaîne de procédures qui s’étire).
Le procès final devant jury est planifié pour septembre 2027. Beaucoup de choses peuvent encore se passer d’ici là, y compris une résolution à l’amiable (Mullenweg a récemment appelé publiquement WP Engine à mettre fin au conflit, sans succès jusqu’ici).
