Mary Hubbard, directrice exécutive de WordPress, devient présidente de l’Open Website Alliance (OWA). Elle y représente la Fondation WordPress, dans une fonction qui tourne entre les organisations membres.

L’Open Website Alliance, quatre CMS autour d’une table
L’OWA réunit les organisations communautaires derrière Drupal, Joomla!, TYPO3 et WordPress. Son objet est double : défendre l’open source auprès des institutions et partager des pratiques utiles à chacun des projets.
WordPress a rejoint l’Alliance en 2024, dans le prolongement d’un travail commun mené avec Drupal, Joomla! et TYPO3 face au Cyber Resilience Act européen.
Faire entendre la spécificité des CMS
L’argument porté par l’Alliance est intéressant. La plupart des projets open source concernent des briques d’infrastructure invisibles. Les CMS, eux, font tourner les sites sur lesquels des entreprises vendent leurs produits et touchent leurs clients.
L’objectif était donc de demander aux décideurs politiques de tenir compte de ce rôle économique quand ils fixent des exigences de sécurité, tout en respectant la façon dont des communautés de développeurs, traducteurs, formateurs et contributeurs construisent et maintiennent ce logiciel.
Mary Hubbard rattache cette prise de fonction à un engagement plus large, citant notamment la signature récente par WordPress de la lettre « Open Weights and American AI Leadership ».
Notre avis
C’est une nomination de représentation, sur un poste tournant, et elle ne changera rien à votre quotidien. Mais le travail de fond de l’Alliance, lui, compte vraiment.
Le Cyber Resilience Act est un bon exemple. Rédigé sans tenir compte du modèle communautaire, il aurait pu faire peser des obligations de conformité impossibles à satisfaire sur des contributeurs bénévoles. Ce sont ces arbitrages, invisibles depuis votre tableau de bord, qui déterminent si un projet comme WordPress reste viable en Europe dans dix ans.
Un point mérite d’être souligné au passage : c’est ici la Fondation WordPress qui est représentée, pas Automattic. Dans le contexte actuel, la distinction n’est pas cosmétique.
