Deux nouvelles versions de l’extension Gutenberg sont sorties au cours des dernières semaines : 23.1 et 23.2. L’occasion de faire le point sur les nouveautés (il y a du grain à moudre).

Gutenberg 23.1 : taxonomies sans coder
La nouveauté la plus intéressante de cette version est une interface expérimentale pour gérer des taxonomies personnalisées directement depuis les Réglages de l’interface d’administration, sans toucher à la moindre ligne de code.
C’est une vraie avancée : jusqu’ici, créer une taxonomie custom demandait soit du code PHP (register_taxonomy), soit une extension type Custom Post Type UI ou Pods. Là, c’est intégré nativement (toujours en expérimental).
Toujours à titre expérimental, la 23.1 introduit aussi une fenêtre modale pour le recadrage libre d’images dans les blocs « Image » et « Logo du site ».
Gutenberg 23.2 : responsive par bloc individuel + tokens de motion
Sortie en fin de semaine dernière, la 23.2 apporte deux changements notables :
- Personnalisation responsive par bloc : vous pouvez personnaliser l’apparence des blocs individuels sur différentes tailles d’écran, directement depuis les Styles globaux. C’est une résolution attendue depuis longtemps pour ne plus avoir besoin de plugins tiers pour gérer le responsive proprement.
- Tokens en motion design : standardisation du timing des animations entre les composants sur
@wordpress/theme. Très utile pour les développeurs de thèmes qui veulent une cohérence visuelle dans les transitions.
Notre conseil
Comme toujours avec l’extension Gutenberg en mode standalone : réservez-la à un environnement de test. Les fonctionnalités que vous voyez aujourd’hui dans Gutenberg arriveront probablement dans WordPress 7.1 (mi-août 2026) ou 7.2 (décembre).
Si vous développez des blocs custom, c’est en revanche intéressant de tester dès maintenant l’API de personnalisation responsive (elle change la manière dont on pense l’écriture de blocs adaptatifs).
