Elementor a officiellement lancé son MCP (Model Context Protocol). Concrètement, des outils d’IA comme Claude, Codex ou Cursor peuvent désormais se connecter à votre site et intervenir directement dessus.

Ce que le MCP permet de faire
Une fois connecté, l’assistant peut créer ou modifier des pages, des composants et des templates. Point important : le résultat conserve votre structure Elementor native et reste éditable dans l’interface habituelle. Ce n’est pas du code injecté que vous ne pourrez plus toucher.
Le MCP donne aussi accès au Design System et aux contenus dynamiques. Avec Angie, l’assistant maison d’Elementor, il ouvre sur des tâches plus larges de maintenance, de débogage et de gestion de contenus.
L’article de présentation ajoute que le MCP peut exploiter du contexte venant d’outils externes comme Figma, Google Drive ou Notion. De quoi partir d’une maquette ou d’un document de cadrage pour construire une page.
Brouillon par défaut, et connexion gratuite
Deux points rassurants. Les contenus générés restent enregistrés en brouillon avant publication : rien ne part en ligne sans votre validation.
La connexion au MCP est gratuite. Certaines fonctionnalités nécessitent en revanche Elementor Pro.
Notre avis
C’est probablement la sortie la plus structurante de cette édition. Jusqu’ici, faire générer une page par une IA produisait du HTML brut qu’il fallait ensuite reprendre à la main. Conserver la structure native et éditable change tout : le résultat entre dans votre flux de travail au lieu de le court-circuiter.
Deux points de vigilance, tout de même.
Le premier est une question d’accès. Brancher un assistant sur un site en production, c’est lui confier des droits réels. Le mode brouillon protège la publication, pas le reste. Commencez sur un site de préproduction, et n’accordez que les droits strictement nécessaires.
Le second concerne la relecture. Une page générée en trois minutes se relit en vingt. Le gain de temps est réel sur la mise en page et la structure, beaucoup moins sur le contenu éditorial, qui reste votre travail.
Reste que la direction est claire : les constructeurs de page deviennent pilotables par un assistant. Elementor prend l’avantage, les autres vont suivre.
